17 avril 2019
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Les bonnes astuces de la déclaration de revenus 2018

Le printemps est là et vous devrez bientôt faire votre déclaration de revenus au titre de 2018.

Cette année sera particulière car vous allez bénéficier d’un crédit d’impôt de modernisation et de recouvrement plus communément appelé CIMR. En clair, vos revenus non exceptionnels perçus en 2018 seront effacés par le CIMR.

 

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Attachons-nous aujourd’hui à la déclaration de revenus 2018 que vous allez recevoir et dont certaines cases ne sont pas pré-remplies par l’administration.

Si vous souhaitez bénéficier d’une déduction, d’une réduction ou d’un crédit d’impôt pour diminuer votre imposition, voici quelques conseils :

 

  1. Si vous avez des enfants scolarisés au collège, au lycée ou en enseignements supérieurs, sachez que vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 183€ (61€ pour le collège, 153€ pour le lycée et 183€ pour l’enseignement supérieur). Il suffit de cocher la case 7EA, 7EB, ou 7EC page 4 de votre déclaration d’impôt en fonction de la scolarisation de votre enfant.

 

  1. En ce qui concerne les enfants majeurs qui ne sont plus rattachés à votre foyer fiscal mais qui vivent encore chez vous, vous pouvez déduire un forfait de 3 500€ car l’administration considère que cela représente un coût pour vous. Attention, il conviendra aussi que votre enfant déclare cette somme dans sa propre déclaration.

 

  1. Si vous détenez des placements financiers, vous recevez chaque année, de votre établissement financier, un IFU (Imprimé Fiscal Unique) avec la synthèse des revenus que vous avez perçus (intérêts, dividendes, plus- values de valeurs mobilières, droits de garde de titres). L’ensemble de ces éléments est reporté dans votre déclaration pré-remplie mais vous constaterez que les droits de garde n’y sont pas. Ces frais de titres vous permettent de bénéficier d’une déduction d’impôt ; il serait donc dommage de ne pas en bénéficier. Il suffit simplement de reporter ce montant dans la case « CA ».

 

  1. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2018, les revenus de placements sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique de 30% (12.8% au titre de l’impôt sur le revenu et 17.2% de prélèvements sociaux) ; ce PFU s’applique par défaut si vous ne justifiez pas de la possibilité d’en être exonérés. Pour autant, vous avez la possibilité d’opter pour le barème de l’impôt sur le revenu si c’est plus favorable pour vous mais vous devrez alors cocher la case 2OP de votre déclaration d’impôt. L’administration vous rétrocédera les 12.8% via un crédit d’impôt et calculera votre impôt en fonction de votre tranche marginale (0%, 14%, 30%, 41% ou 45%).

 

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Pour exemple, si vous êtes non imposable, vous aurez tout intérêt à opter pour le barème progressif ; vous serez ainsi remboursé via un crédit d’impôt des 12.8% que votre établissement vous aura prélevé l’an dernier sur les intérêts que vous avez perçus.

 

Mme X a perçu 200 € de revenus via des placements bancaires en 2018.

  1. Imposition au Prélèvement Forfaitaire Unique : Mme X est imposée à 12.8% d’impôt et 17.2% de prélèvements sociaux soit 25.6 € + 37.40 € = 60 €.
  2. Imposition avec barème progressif de l’impôt sur le revenu : Mme X est imposée sur ses 200 € lors de la déclaration d’impôt avec une tranche d’imposition de 0%. L’impôt est à 0 et les 17.2% restent à payer. Mme X doit cocher la case 2OP pour avoir un remboursement des 25.60 € pris l’an dernier. Autrement dit, le PFU engendre 12.8% de fiscalité contre 0% auparavant. Il sera nécessaire de cocher la case 2OP lors de la déclaration d’impôt pour annuler le PFU et obtenir un remboursement via un crédit d’impôt.

 

Concernant les tranches d’imposition à 14%, tout dépendra des revenus de placements que vous percevez.

Si ce sont des dividendes d’actions, vous bénéficiez d’un abattement de 40% sur les dividendes et de la possibilité de déduire 6.8% de CSG déductible l’année suivante. Il  sera alors judicieux de privilégier le barème progressif et de cocher la case 2OP.

Si, au contraire, vous percevez des intérêts d’obligations (non éligible à l’abattement de 40%) ou de livrets fiscalisés, alors il sera préférable d’opter pour le PFU.

 

Pour les tranches supérieures, soit 41% et 45%, l’option pour le PFU reste la règle, remplie pour autant de nombreuses exceptions. Pour chaque catégorie de produits d’épargne, il peut exister ou non des abattements, je vous conseille donc de vous rapprocher de votre conseiller pour échanger avec lui sur la meilleure option.

 

Nous n’avons pas abordé ici les différentes réductions ou crédit d’impôt, notamment celles se rapportant aux emplois à domicile (case 7DB), aux CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique) ou entre autres les investissements dans les Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) ou dispositif immobilier Pinel qui sont utilisés pour réduire votre imposition.

 

Si vous avez besoin d’autres conseils pour remplir votre déclaration de revenus 2018, votre conseiller se tient à votre disposition pour échanger avec vous.

 

  • Rédactrice : Marina Lor
  • Poste : Expert Marketing Épargne
  • Passionnée de fiscalité et de cuisine
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